Billet N°3 : le 31 mars 2009
Article de presse de Martine Betti-Cusso sur www.lefigaro.fr : Mortelles erreurs
Billet N°2 : le 15 janvier 2009
Madame Roseline BACHELOT-NARQUIN
Ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative
14 Avenue Duquesne
75350 Paris
Madame la Ministre,
Les derniers évènements et l’actualité médiatique qu’il y a autour, me font revenir vers vous. Mon expérience d’agent EDF membre de la Commission Locale d’Information du Centre de Production Nucléaire de Gravelines m’a permis d’acquérir une culture sûreté ou la transparence est de rigueur. Cette transparence a fait ses preuves même si quelque fois elle fait parler d’elle dans la presse.
En tant que Président de l’association HESPERIOS, je suis intimement convaincu qu’il faudrait mettre en place un système similaire dans les établissements de santé.
D’ailleurs, la démarche est lancée sur la partie nucléaire du système de santé puisque une échelle de déclaration similaire à l’échelle INES qui est en place pour les INB a été instaurée par l’autorité de sûreté Nucléaire en partenariat avec la Haute Autorité de Santé. Cette démarche nous a d’ailleurs été présentée par le Professeur BOURGUIGNON commissaire de l’Autorité de Sûreté Nucléaire lors de notre dernière assemblée générale.
Des commissions d’informations pourraient être créées afin d’analyser en toute transparence et de manière constructive les disfonctionnements, les erreurs médicales, les aléas thérapeutiques de façon à inciter les établissements de santé à mettre en place des parades pour que ces disfonctionnements disparaissent.
Ces commissions pourraient être créées autour d’un ou de plusieurs établissements et par agglomération. Elles pourraient être pilotées par les conseils généraux et composées de plusieurs collèges. Un collège d’Elus, un collège des représentants syndicaux et des CHSCT des établissements concernés, un collège d’experts et un collège des associations de santé.
HESPERIOS est prêt à s’engager dans cette démarche. En attendant la mise en place d’un tel dispositif, un partenariat avec la Haute Autorité de Santé pourrait être mis en place. En effet, les associations de santé comme HESPERIOS pourraient faire remonter leurs informations à la Haute Autorité de Santé.
Je me tiens à votre disposition pour en discuter, si vous le souhaitez.
Veuillez agréer, Madame la Ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, mes salutations distinguées.
Monsieur Stéphane DEBRUYNE
Billet N°1 : le 29 Décembre 2008
L’affaire du petit Ilyès fait la une des journaux, d’autres affaires viennent s’y greffer.
Les organisations syndicales mettent en avant le manque de personnel, ce qui n’est pas faux surtout les dimanches, les jours fériés et la nuit. C’est en effet là ou on peut constater une recrudescence des accidents médicaux. Du personnel qui vient travailler en étant malade par manque de remplaçant, comme dans le dernier accident.
Dans le dossier du petit Ilyès, l’infirmière reconnaît son erreur ! Ce qu’il faut souligner, car c’est rare. Mais il reste un point essentiel à éclaircir à mon avis, c’est le temps qu’il y a eu entre l’alerte des parents et les réactions du personnel soignant. Temps qui au dire du père serait de 15 minutes. Un temps extrêmement long quand il y a urgence vitale.
Pourquoi ce temps de réaction ? Mon analyse, basée sur l’expérience des dossiers que traitent l’association HESPERIOS, est que ce temps résulte de la non prise en compte de ce que disent les patients, les familles de patient .
En effet, les professionnels de santé ont encore trop tendance à penser que les patients se plaignent pour rien.
Or, souvent l’écoute du patient ou des proches du patient sauverait des vies. Car qui mieux qu’un patient connaît son corps, qui mieux qu’un proche connaît l’état normal du patient. L’écoute n’est pas enseignée dans le cursus des professionnels de santé. J’ai d’ailleurs envoyé cette analyse à madame la Ministre de la santé et je lui ai demandé d’ajouter cette formation à l’écoute dans le cursus des professionnels de santé.
HESPERIOS, met en avant l’importance de l’écoute lors de ses interventions au pôle santé de l’école centrale à Paris et cela est appréciée.
D’autre part, on parle d’une recrudescence des dossiers traités en CRCI. Effectivement, plus de dossiers sont orientés vers la CRCI qui est plus rapide pour indemniser les victimes, mais là encore le rôle des associations comme HESPERIOS est primordial. Car il ne faudrait pas banaliser les erreurs médicales, un aléa thérapeutique doit aller en CRCI, pas une erreur médicale, pas une faute.
Il faut que les erreurs médicales soient analysées et, quand il y a lieu, qu’elles soient sanctionnées comme toute autre faute le serait ailleurs.
Mais pour HESPERIOS la priorité c’est la transparence, nous faisons la demande que les accidents médicaux soient déclarés afin que ceux-ci soient analysés pour que des parades soient mises en place.
L’erreur médicale n’est pas une fatalité, ensemble combattons là.
Monsieur Stéphane DEBRUYNE